Portrait

Maxime d’Angeac, le lutteur romantique

C’est un passionné de Renaissance italienne, d’architecture palladienne, un obsédé de la volumétrie parfaite, de la splendeur des palais sans artifices. Passions auxquelles s’ajoute celle des livres anciens, des traités d’architecture.

Architecte Dplg, Maxime d’Angeac commence son métier par la création de scénographie avec Hilton McConnico sur les mises en scène pour Daum et Hermès.  Depuis qu’il a fondé son agence il y a vingt ans, il approche toujours son travail en privilégiant le plan auquel s’ajoute le travail de la lumière et le souci du détail. « Je ne suis pas un architecte du sur mesure, précise-t-il, je travaille plutôt à la mesure de mes clients ». L’homme sait prendre les risques tout en rassurant, refuser toute démonstration décorative : « Il me parait plus intéressant de créer des cadres de vie que des décors ».  

Dans ses réalisations, il gère tout de A à Z, du dessin à l’achat des oeuvres d’art. « Dans ce métier se mêlent le combat et le romantisme. Le combat pour venir à bout du cahier des charges, des caprices; le romantisme pour garder la part de rêve, le coté artistique ». 

Et l’architecte s’y connait en lutte : il pratique depuis plusieurs années la technique de défense krav-maga. Une salutaire dualité qu’il retrouve aussi bien dans la réalisation d’une demeure privée que dans la construction d’un bloc opératoire à l’Hôpital américain.         

Serge Gleize

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