Entrer dans le myth
Un objet en mouvement, sacré par la beauté du rythme…. Au Mad (musée des Arts décoratifs), à Paris, dans le cadre de l’exposition « 1925- 2025. Cent ans d’Art déco», l’Orient-Express retrouve l’éclat de son âge d’or. Sous l’impulsion de son président-directeur général, Sébastien Bazin, Accor réveille la légende avec dix-sept voitures restaurées et réinventées par l’architecte et directeur artistique Maxime d’Angeac, qui prolonge aujourd’hui l’exigence d’élégance et de maîtrise née un siècle plus tôt. Ce nouvel Orient-Express est une œuvre complète, où chaque détail compte: lignes épurées, lumière maîtrisée, matériaux travaillés avec une précision presque joaillière. Sous la verrière du musée, une cabine de l’Etoile du Nord et les maquettes du futur train ouvrent la visite comme un manifeste. On saisit d’emblée l’ampleur du projet: une prouesse d’ingénierie nourrie par les meilleurs savoir-faire français – brodeurs, verriers, dinandiers, ébénistes, ingénieurs. Dans le bleu horizon d’origine, les marqueteries, les bois vernis et les cuivres polis se glisse la même émotion que jadis. Le tintement d’une coupe, un reflet sur une poignée, et tout redevient possible.